L'homme veut tout simplement marquer de ses empreintes son nouvelle ère avec les Fennecs, lui dont l'objectif principale est la CAN 2013 ainsi que le mondial 2014. Cela ne l'empêche pas d'aborder son opération de résurrection du club Algérie, à partir du match de cet après-midi. L'ex-sélectionneur de la Côte d'Ivoire sait pertinemment qu'une victoire à Dar Essalem aura beaucoup de répercussions sur le plan moral notamment, et cela devrait lui faciliter la tâche dans la suite de son aventure algérienne.

C'est la raison pour laquelle il ne cesse de motiver ses joueurs en les exhortant à réapprendre à gagner. Cela passe à ses yeux par un changement de mentalité puisqu'il a remarqué que les coéquipiers du revenant Meghni ont désormais perdu leur hargne de vaincre qui faisait jadis leur principale force. «Moi, je suis un gagneur, et c'est cette mentalité là que je veux inculquer à mes joueurs», avait lancé le successeur de Benchikha lors de sa dernière conférence de presse. Et comme la sélection nationale n'a plus gagné sur le terrain de l'adversaire depuis 2009, soit depuis son déplacement en Zambie, dans le cadre des éliminatoires de la CAN et Mondial 2010, Halilhodzic veut mettre un terme à cet état de fait qu'il trouve d'ailleurs anormal, pour reprendre ses propos. C'est dire combien les ambitions du technicien bosniaque sont grandes, mais cela risque de ne pas suffire car on ne parvient pas à tout refaire dans un laps de temps aussi court, d'autant que l'héritage est vraiment difficile à supporter.