La Fifa, à qui incombe la responsabilité des contrôles, a commencé à diligenter des tests sur les joueurs de chaque équipe en marge des stages et entraînements. Pendant la compétition, elle désignera lors de chaque match au moins deux joueurs de chaque équipe qui devront fournir leurs échantillons.

Les fioles seront transportées par coursier au plus vite au laboratoire dirigé par le professeur Pieter van der Merwe. Les chercheurs du centre ne sauront jamais à qui elles appartiennent. Dans les 24 heures, ses appareils rendront leur verdict au prix d'un procédé scientifique complexe.

Dans une pièce qui rappelle un laboratoire de physique de lycée, des techniciens préparent les échantillons avant de les introduire dans des machines sophistiquées, principalement des chromatographes gazeux couplés à des spectromètres de masse.

Ces appareils transmettent directement leurs données à des ordinateurs qui traduisent en graphiques la concentration de chaque molécule. "C'est presque comme une empreinte digitale", explique M. van der Merwe.

Sur ce graphique, chaque pic représente une des substances interdites par le Code mondial antidopage, comme des stéroïdes, stimulants, diurétiques ou encore des narcotiques. Car en cas de contrôle positif, il revient à la Fifa d'ouvrir une procédure disciplinaire et prononcer une éventuelle sanction.

Exceptée l'exclusion de Diego Maradona de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis pour un contrôle positif à l'éphédrine, le Mondial a été épargné par les scandales de dopage. Seize ans plus tard, la légende du football participe à nouveau à un Mondial, mais en tant que sélectionneur de l'Argentine, il n'a aucun risque d'être testé.

Aps