Mondial 2010: le Roi football au pays des "Bafana-Bafana"
Par Sport Act,
mercredi 9 juin 2010 à 12:18 :: Football
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L'icône vivante de la lutte contre l'Apartheid, Nelson Mandela, peut assister à la plus grande manifestation sportive mondiale avec le sentiment du devoir accompli : l'Afrique du Sud multiraciale, le pays des "Bafana-Bafana", aura réussi son pari d'organiser la plus prestigieuse compétition sportive internationale, la coupe du monde de football 2010. L'Afrique, qui a tant donné au football mondial, qui a tant essaimé ses enfants qui ont fait et font le bonheur de beaucoup de sélections qualifiées à cette édition "africaine", qui sue chaque jour pour rattraper une mondialisation à deux vitesses, sera cette fois-ci l'hôte des meilleures équipes de football du Monde. Certes, il y a les habitués, comme les Auriverde fous de Samba, qui viendront pour gagner le titre, les argentins avec leur "Messi", les curiosités "asiatiques" comme la Corée du Nord ou la Nouvelle Zélande, ou les équipes européennes entraînées pour tout raser avec une force implacable sur leur passage. Mais pour les Africains, leur cœur battra pour les coéquipiers de Karim Ziani, Drogba, Eto'o, Obi Mikel, ou Michael Essien.
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Au pays des "Bafana Bafana", les cinq équipes africaines (Algérie, Cameroun, Ghana, Côte d'Ivoire, Nigeria) qualifiées, outre l'Afrique du Sud (pays organisateur) seront la grande attraction d'un Mondial 2010, qui s'annonce très relevé. Déjà, les experts tablent sur une bonne prestation de ces équipes, pas du tout gâtées par le tirage au sort. L'Algérie, qui est allée au bout de l'effort pour se défaire du champion d'Afrique en titre, se présente dans la peau d'une équipe forte de ses valeurs, de ses joueurs et de ses millions de supporters dont des milliers feront le déplacement pour recréer cette formidable ambiance qui avait porté aux nues les verts lors des phases qualificatives.
Les "Fennecs" ont, en outre, provoqué au fil des matchs gagnés dans une atmosphère extraordinaire lors des éliminatoires un phénomène inattendu: ils ont su, l'espace d'une qualification à un Mondial, mettre debout tous les algériens derrière eux, face à l'emblème national et ranimer durablement une fibre patriotique toujours à fleur de peau. Bref, les protégés du coach national Rabah Saadane ont forgé une équipe qui gagne, une équipe qui a ses supporters, et une équipe qui représente dignement un pays, un emblème : l'Algérie. Au pays de Nelson Mandela, et au-delà des résultats, la sélection nationale aura réussi sa mission : être là, pour la grande fête du football mondial.
Et, la fête sera totale dans un pays qui s'est investi pour que l'Afrique soit dignement représentée dans une compétition sportive, qui l'a jusqu'à ces dix dernières années, marginalisée. Tant en matière d'organisation des phases finales que par le nombre de pays qualifiés. Cette fête du football sera, en réalité, célébrée dans un pays plutôt connu comme ayant été à deux reprises champion du monde de Rugby à XV, avec les Springbokke (en Africaner) ou les Amabokoboko (en Zoulou), du nom des gazelles d'Afrique méridionale.
Et, presque vingt ans après la chute du régime hideux de l'Apartheid, la coupe du Monde de football va être organisée en Afrique. Un sacre et un sacré challenge pour le peuple sud-africain. Pour autant, aller en Afrique du sud coûte cher pour les supporters algériens, ivoiriens, nigérians, camerounais ou ghanéens. Mais, peu importe, les plus nantis ou les plus "vernis" seront là-bas. Ils auront également l'occasion de supporter les Verts, à quelques centaines de mètres du mythique Cap de Bonne Espérance.
Les autres, tous les Africains restés au pays, vont déployer des trésors de génie pour voir, dans les meilleures conditions, leur équipe nationale. Le chiffre d'affaires des revendeurs de matériel de réception, de TV et des accessoires ont quadruplé durant les dernières semaines avant le Mondial. En Algérie, certains types de démodulateurs ont disparu du marché et sont introuvables, alors que les TV grand écran se vendent comme des petits pains.
Ailleurs dans le monde, de la lointaine Patagonie et la Terre de Feu jusqu'aux confins du Zambèze, à Anchorage ou près de l'Himalaya, en passant par les îles Sakhaline, c'est le branle bas de combat: les uns se frottent les mains, les autres les yeux. Les équipementiers dans la filière de l'électroménager grand standing comme la TV HD (haute définition), les écrans à plasma, les démodulateurs numériques, mettent les bouchées doubles pour tirer le maximum de l'événement planétaire. Entre les deux rives, il y a en fait les TV et les détenteurs de droits de diffusion qui régulent cette forte demande, mais en réalisant des chiffres d'affaires faramineux.
Tout cela pour la grande messe du football, qui revient tous les quatre ans avec de nouvelles étoiles: cette année, elles s'appellent Lionel Messi, Pato, Ziani, Eto'o ou Lampard. Et Ronaldo. Car chaque pays des 32 qualifiés à cette phase finale a ses propres stars. Et, de mémoire de sportifs, jamais une compétition sportive n'a drainé autant de passions, de folies, et d'argent, comme le football, devenu incontestablement le Sport-Roi. Et puis, le bonheur sera complet, dés le coup d'envoi de la compétition, samedi et jusqu'au 11 juillet prochain : les grandes stars du football peuvent entrer en scène, car il y aura près de 5 milliards de personnes, qui vont suivre ces spectacles que seule une coupe du Monde peut créer.
La CM 2010 a, déjà, battu le record de spectateurs. Battra-t-elle le record de buts, et, surtout, le signe indien qui empêche une équipe africaine d'aller au delà des 1/4 de finales ? Une chose est sûre : du fin fond des forêts de l'Afrique profonde, du plus petit village africain, il y aura des centaines de millions de cœurs, qui vont battre pour qu'une équipe du continent monte au firmament du Gotha mondial du ballon rond.
Aps
Commentaires
1. Le mercredi 9 juin 2010 à 13:31, par dido64
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